La lutte contre la pisciculture hors-sol

Aussi absurde que cela puisse être, on élève maintenant les saumons dans des cuves en plein champ, à raison de 75kg de saumon par mètre cube.

Normalement, vous ne devriez pas trouver cela normal. C’est aussi ce que s’est dit le collectif Gouriou Douez, qui a réussi à rassembler ces données :

“Smart Salmon”, est une entreprise norvégienne spécialisée dans la production industrielle de saumon en captivité, qui compte installer un projet gigantesque dans le Trégor, à Plouisy.
Si le pays de Guingamp à un taux de chômage à 8%, des centaines d’offres d’emploi dans l’agroalimentaire sont toujours vacantes dans le Trégor.

Un collectif agit
Première action de sensibilisation
du collectif le 6 novembre 2021

“Smart Salmon” se vantent d’une centaine de créations d’emploi pour produire 10 000 tonnes de saumons par an avec pour projet de monter à 20 000 tonnes. Contactez les élus, ils vous diront qu’ils voient cela d’un bon œil, alors même que la réalité indique que personne n’aspire à enrichir le capital en participant contre son gré à la destruction du vivant.

Un projet sans ancrage territorial ni lien au sol.

  • La bétonisation de 50 000m² de terres agricoles.
  • Le traitement préventif de l’eau utilisée et des saumons eux-mêmes avec des sels et des antibiotiques.
  • Ce projet est hors-sol, car il dessert le territoire en produisant ici pour envoyer vers la capitale.
  • Ce projet aggrave le climat social en centralisant les transactions économiques.
  • Le projet est très consommateur de la ressource en eau (600m3 d’eau par jour alors que la consommation d’eau est aujourd’hui en tension dans le pays de Guingamp)
  • Si l’entreprise promet de traiter sur place et par eux même l’eau utilisée, nous restons sceptiques : ceux-ci étant à l’origine de pollutions de rivières et d’estuaires norvégiens ayant touchées en particulier les saumons sauvages.

Nous ne pouvons pas accepter que les rivières de Bretagne ou d’ailleurs se vident de toutes vies.

L’auteur du texte nous exhorte : Réapproprions-nous son symbole d’animal migrateur parcourant les kilomètres par centaines chaque année, et pourtant attaché à son territoire ; revenant chaque année sur son lieu de naissance pour s’y reproduire. Espèce en danger, il fut l’un des symboles déclencheurs du mouvement écologiste en Bretagne, il est aussi à l’origine de la création d’«Eau et Rivières de Bretagne». Des rivières dont la qualité est dégradée à cause de l’industrie agroalimentaire et productiviste. En emprisonnant ainsi des milliers de saumon dans des bassins géants de béton, le capital pourrait produire un symbole que nous devrions mettre à terre, alors n’attendons pas qu’ils y parviennent pour l’en empêcher.

Douriou Gouez dit non à l'usine de saumons

Crédit Photo : Le télégramme / Valentin Boudet
Usine de saumon à Plouisy : une première action pour le collectif Douriou Gouez – Guingamp – Le Télégramme (letelegramme.fr)