Action de blocage de l’agro-industrie : le train de St Gérand stoppé net le 19 mars 2022

Pourquoi cette action ?

Le rapport du GIEC est formel : le réchauffement climatique est liés aux activités humaines, donc à notre manière de produire et consommer.

En parallèle, le jour de dépassement est calculé au 29 juillet 2022 au niveau mondial et au 5 mai 2022 pour la France. La France, pays industrialisé, fait partie des pays énergivores, accélérant le réchauffement climatique.

Ce réchauffement conduit à des phénomènes météorologiques plus extrêmes et plus fréquents compromettant la vie des populations : tempête de sable ou de grêlons, fonte des glaciers, tornades, inondations, sècheresse, incendie, canicule ou submersion…

Il y a urgence climatique : l’agriculture émet 44 % des GES bretons. Dans ce contexte, stopper les importations de soja et de céréales, opérer une réduction drastique du cheptel, le nourrir de nos terres, revenir enfin à une agriculture plus autonome et diversifiée est la SEULE voie pour sauver l’environnement, la bio-diversité et éviter le chaos climatique.

Il y a aussi urgence à considérer les conséquences sociales : la mise en concurrence mondiale des paysans français par ces firmes industrielles engendre toujours plus de précarité et de décès : un risque de suicide supérieur de 43,2 %, risque de myélomes +25 %, de lymphomes ~+50 %, cancers de la prostate +200 %.

Il est nécessaire pour notre santé et notre environnement, de défendre un modèle agricole robuste, relocalisé, nourricier, familial soutenant les paysans et les employés agricoles afin que nos oncles, tantes, ainé.e.s, frères et sœurs et mentors ne nous quittent pas avant 60 ans brutalement.

Agir devient une nécessité pour tenter de résister à l’effondrement écologique, sanitaire et social en cours.


point d’accueil solidaire à Pontivy les 28 et 29 novembre

Blocage du train de St Gérand : une vingtaine de militant.e.s auditionné.e.s les 28 et 29 novembre à Pontivy

Le 3 août dernier, 20 personnes rassemblées devant le Tribunal Judiciaire de Lorient avaient déclarées publiquement leur participation au bon déroulement de l’action du 19 mars 2022.

Dans le cadre de l’enquête en cours, le magistrat chargé de l’instruction a ordonné la convocation de ces personnes qui ont été interrogées une par une en audition libre à la gendarmerie de Pontivy.

Un point d’accueil solidaire a été organisé aux abords de la gendarmerie. Nous nous préparons au procès de l’agro-industrie en perspective, avec nos avocats et soutiens.

Votre visite nous fera grand plaisir !

Toutes les infos sur cette action et ses prochaines étapes sur : https://bretagne-contre-les-fermes-usines.fr/


Un acte volontaire et revendiqué

en direction de la voie ferrée approvisionnant l’usine d’aliments pour l’élevage industriel

Le 19 mars 2022, le Collectif Bretagne contre les fermes-usines a mené une action contre un des chaînons de l’agro-industrie à St Gérand : un train de céréales destiné à l’élevage industriel a été bloqué et son contenu partiellement déversé au sol. Un mur a été érigé en travers de la voie ferrée marquant ainsi l’impasse dans laquelle nous entraîne l’agro-industrie.

mise à l’arrêt du train
Construction du mur

Cet évènement de désobéissance civile et de dénonciation du système agro-industriel a fait l’objet d’une très large médiatisation suite au communiqué de presse et aux images qui ont été diffusées après cette action.

Déclaration du 3 août 2022 devant le Tribunal Judiciaire de Lorient

Les participants et participantes à cette action constatent :

  1. L’alerte répétée de la communauté scientifique et de journalistes indépendant.e.s sur l’urgence sanitaire, sociale, écologique et climatique à prendre des décisions rapides modifiant radicalement les modes de production et de consommation issus de l’agriculture industrielle,
  2. L’absence de réponses réellement opérantes de la part de l’État et des entreprises de l’agro-industrie pour réduire les conséquences sanitaires, sociales, écologiques et climatiques de leur mode de production.

Les participant.e.s à cette action justifient de leurs actes par le contexte d’état de nécessité à agir pour stopper sans délai les modes de production de l’agro-industrie et leurs conséquences sanitaires, sociales, écologiques et climatiques.

Nous sommes couturière, paysans, ingénieur projets, enseignantes, retraités.ées, chomeurs.euses, éducateurs.trices, animateurs.trices, couvreuse, masseuses, maçonne, ingénieur du son, développeurs web, charpentier, ingénieure thermicienne, écologue, etc,

C’est aujourd’hui par nécessité que nous nous rendons acteurs du changement.

Ce sont les carences fautives de l’État qui nous rendent activistes, déterminé.e.s et légitimes.

vidéo Ouest-France

Émission de Radio Pikez sur l’action du 19 mars 2022