Communiqué de Presse ** Bretagne Contre les Fermes Usines – Action du 19 mars

Le système agro-industriel hors sol va droit dans le mur, nous le mettons à terre.

Le collectif Bretagne contre les fermes usines, dont la “charte pour l’abandon des fermes usines” est reconnue par une cinquantaine d’organisations, personnalités et paysan.ne.s en Bretagne, a symbolisé ce message par la construction d’un mur en travers des voies de l’agro- industrie.

Par sa position centrale dans le maillage logistique des systèmes d’élevages hors-sol, nous interpellons à travers l’entreprise SANDERS et son groupe AVRIL l’ensemble des acteurs de la filière agro-alimentaire, des pouvoirs publics aux coopératives agricoles, ceux-là mêmes qui ont asservi au long des dernières décennies toutes les professions du secteur agricole.

Samedi 19 mars, une cinquantaine d’activistes venus de toute la Bretagne et soutenus par de nombreux citoyen.nes et paysan.nes, ont mis à terre, par une action non-violente, ce système hors-sol, dans la lignée d’autres actions de désobéissance civile : le désarmement des méga- bassines, le siège de l’entreprise BAYER, les actions décentralisées inscrite dans la campagne d’AGIR17 depuis 2 ans, les manifestations victorieuses contre l’agrandissement du poulailler de Langoëlan les manifestations massives pour le climat, et cætera, et cætera…

Face à une agro-industrie délétère, des leviers pour un changement de cap existent. Ils sont connus, théorisés et expérimentés. Ils permettraient d’améliorer considérablement les conditions de travail des agriculteur.trice.s aujourd’hui provoquant deux suicides par jour en France, et de faire décroitre la pression agricole sur l’environnement.

Aujourd’hui, il ne manque plus que la volonté politique de les actionner.

En bloquant ce train et en déversant au sol son contenu destiné au cheptel breton, nous symbolisons le lien au sol à recréer, le lien à la terre Bretonne, cette terre qui, de fait, ne peut pas supporter les incidences de l’élevage d’un si grand nombre d’animaux. La terre ne peut plus se régénérer. C’est ce dépassement des limites qui oblige les importations massives de céréales et soja et les exportations d’azote et de phosphore vers des terres moins saturées. Le système agro-industriel a un impact sur des populations aux quatre coins de la planète par la destruction de leurs cultures vivrières et la création de dépendances alimentaires extrêmes et mortifères.

Face aux dégâts multiples et irréparables infligés au monde vivant, nous continuerons d’agir de manière non-violente. Ce sont les vies d’agriculteurs et d’agricultrices qui sont en jeu. C’est le vivant qui est en jeu. Le dernier rapport du GIEC indique clairement un manque de volonté politique. Nous nous devons d’agir, nous citoyen.nes, encore et encore, jusqu’à la prise en compte radicale des enjeux socio-climatiques par les institutions gouvernementales, entreprises et groupes financiers privés.

crédit photos : @san_derrierelemiroir